Birmanie - Kalaw - 12-02-13
ROMANTISME CHEZ LES BONZES
Apres du bus, de l avion, du tuk tuk et sans oublier un arrêt coupe de cheveux pour Nico a 50 centimes d euros dans les rues de Yangon, nous débarquons avec grand plaisir dans la fraîcheur de Kalaw. Cette petite bourgade, situee à 1000 m d altitude au centre du pays et au milieu des montagnes et des forêts de pins, est très réputée pour son marche local ou ethnies des alentours viennent s y approvisionner.
Etant donne que l on n a pas encore atteint le niveau d overdose bouddhique, on se lance dans la découverte d une énième cave à Pindaya : la grotte aux 9000 bouddhas. Ici, dans une vaste salle labyrinthique creusée dans la montagne, s entassent des milliers de statues toujours autant dorées. Pour tous les goûts, toutes les tailles et l on peut même en acheter une, ou plus exactement la payer pour qu elle soit entretenue et régulièrement recouverte de feuilles d or. En échange, le privilège d avoir son nom grave à ses pieds et sûrement le moyen de récupérer des points positifs pour son kharma. Étrangement, les allemands en semblent friands. En tous cas , on frôle la bouddhemie .
C est de Kalaw, que nous partons avec Rajan notre guide pour un Trek de 3 jours en direction le Lac Inle. Il est fermier d origine népalaise et consacre 4 mois par an à être guide car très avide de rencontres et d échanges avec les touristes (une manière de découvrir le monde). Premier birman que l on croise a parler aussi bien l anglais et nous fait découvrir son pays et sa culture (on a meme droit a une seance de voyance a travers les lignes de la main, 3 enfants, riches et une tromperie conjugale de 6 mois pour Nico : j en paie les consequences des maintenant...). Pendant ces 3 jours, on plonge en pleine campagne, et au milieu des rizieres bien seches, on croise des villages loin de tout ou même les locaux ne parlent que leur dialecte. Bien la peine de nous être mis au birman, ils ne comprennent rien, mais les mimes et sourires pallient à tout ça. En chemin, petit arrêt a la gare du coin ou une agitation de fourmilière se met en marche des l arrivee du seul train quotidien. Les soirs, logement chez l habitant puis dans un monastère bien précaire. Nos 2 nuits "non luxe" resteront de bons souvenirs. Pas d eau, pas d électricité, toilettes dans une cahute avec un trou ou tu as toujours peur de glisser. On dort à même le plancher sur des nattes trop fines pour notre dos, dans une grande salle avec 50 autres convives et surtout le vieux moine des lieux, ronfleur pathologique. Pour couronner le tout, prieres et chants des bonzes à 5 heures du mat dans l unique salle. Tout ça tres romantique pour un 14 février.
Bref, Nicolas devra se rattraper pour la prochaine saint Valentin.