Birmanie - Hpa An - 09-02-13
SPELEOLOGIE BOUDDHIQUE
Nous quittons Mawlamyine par la voie des eaux sur le fleuve Saoulen ou 4 h de navigation vont nous offrir des scènes de vie plus que touchantes. Nous longeons des îles tantôt cultivées de rizières tantôt envahies d herbes hautes. Puis en remontant encore plus, nous croisons pas mal de petits villages isoles avec leurs habitations bien précaires faites uniquement de bambous et aux pieds desquelles les barques de pêcheur sont parées à partir. Les locaux stoppent leurs activités le temps d un instant pour nous saluer de loin. Loin des circuits touristiques, on trouve enfin ce que l on recherchait, de l authentique, du vrai, des echanges chaleureux inoubliables, des sourires, des mimes… et on apprecie ces beaux moments.
Puis se dessinent progressivement le long du fleuve, des massifs karstiques émergeants ça et la de terre tels des pitons pointant vers le ciel .
Notre première nuit à Hpa-An dans une guesthouse plus que miteuse : chambre de la taille d une cellule, tout juste la place de mettre 2 lits qui se révèlent etre des planches de bois avec un micro matelas, des toilettes douches communes aussi propres que celles de prisons des années 50, et des cloisons tellement fines que nous aurions pu faire toute la nuit le boulot de la reception.
Notre sommeil n est pas entaille pour autant alors on part toute la journée pour du tuk-tuk dans les environs afin de se plonger encore plus dans le bouddhisme. Des grottes naturelles qui ont été choisies par les anciens comme lieux de culte depuis des siècles. Et ça en fait un certain nombre a voir dans toutes les montagnes des alentours qui sont entrecoupees de rizieres bien verdoyantes (les plus vertes de notre periple birman). Dans chacune des grottes c est l abondance sans fin de bouddhas, devant, derrière, au plafond, à gauche, à droite, de toutes les tailles et dans toutes les positions (Assis, couche, debout...). Seuls points communs, tous en pierre puis décores de peintures ou feuilles d or, et surtout toujours si peu viril. Un vrai ‘’ladyboy thaïlandais’’. Certaines grottes sont tellement profondes que des milliers de chauve souris y ont elu domicile sans oublier l odeur nauséabonde, et avec un sol plus que glissant quand on marche pieds nus (on évite la chute dans les fiantes de justesse). Toutefois chacunes ont toutes une atmosphère unique et bien particulière offrant leur lot de spiritualité .
Le lendemain, nous troquons tuk-tuk qui nous a bien ‘’casse’’ le dos, pour la moto avec driver afin de nous enfoncer dans la campagne et les petits villages. Pour notre plus grand plaisir, on tombe par hasard sur une cérémonie religieuse : Dimanche 16 h, tout un village se met a balayer et nettoyer son morceau de route devant chez lui pour la procession des moines venant faire l aumône. Femmes et enfants prennent ce rôle à cœur, et distribuent aux bonzes des offrandes pour la semaine (riz, bougies, thé, argent…). Nous sommes vraiment surpris de l impact de la religion sur ce peuple tellement fervent (pas la même cohue dans nos églises).
Petit interlude sur la cuisine locale dont on a peu parlé jusqu alors. Elle est très typique et n a rien a voir avec la cuisine asiatique que l on connaît dans nos restos en France (moi qui boycotte les restos chinois chez nous). A toute heure de la journee et meme pour le petit dej, tu vas dans les petites échoppes de rues ou 2 ou 3 mini-tables sont posées en bord de route. Tu choisis directement dans les quelques casseroles, entourees de mouches, ton plat de viande ou de poisson que l on t apporte directement sur la table. A cela il ramène une soupe, du riz en quantité astronomique et un plat rempli d herbes inconnues... Voilà le buffet birman et il est Impossible de mourir de faim. Par contre, petit detail que l on commence a maitriser lorsqu ils te soutiennent que ce que l on a choisi n est pas épicé, et que plus d une fois on se retrouve la goutte au nez a devoir se moucher… Ca arrache!
Bref, on se birmanise tout doucement!