Birmanie - Yangon - 02-02-13
UNE YANGON RUTILANTE
Nous voici arrives debut fevrier au Myanmar, destination que l on ne voulait pas omettre durant notre periple. Tout d abord, un bref apercu de la situation actuelle de ce pays qui s ouvre tout doucement au tourisme depuis 2011 grace a l adoucissement de la junte militaire. Ce n est pas sans interet pour eux qui possedent les hotels de luxe, les compagnies aeriennes et qui souhaitent en meme temps redorer leur image aupres des pays occidentaux.
En effet le regime birman (dictature militaire) est l un des plus repressif au monde, et les droits de l homme ne sont pas tous respectes ici. Donc forcement, le pays s ouvre mais avec des zones a ne pas franchir pour nous touristes (Aux zones frontalieres, on parle de travaux forces, sites nucleaires, embrigadement d enfants...). Avec la liberation recente de ''the lady'', on espere qu ils vont progresser vers un pays plus juste pour tous, que les inegalites sociales vont etre gommees, et qu une democratie y verra le jour.
Ce pays est reste longtemps enclave et il est un des rares a avoir ete protege du tourisme de masse que l on connait bien. Nous avons donc la chance de partir a la decouverte du Myanmar et de son peuple qui ont su garder leurs traditions, leurs cultures, leurs croyances et leurs AUTHENTICITES.
Ici 300000 touristes par an contre les 15 millions annuels pour la Thailande. Le pays n est pas encore pret a acceuillir trop de visiteurs et deja on ressent a notre arrivee un desequilibre offre et demande. Les Hotels ou guesthouses sont trop peu par rapport aux voyageurs et a Yangon, on galere pour trouver un hotel qui n est pas plein... 7 essais sont necessaires. Dans le meme temps, ils profitent de la situation, le prix des chambres a double voir triple en a peine 1an (et par 10 en 6 ans) sans amelioration du confort et du service. Notre budget initial va donc etre revu a la hausse et pour la premiere fois depuis le debut de notre tour du monde, il va falloir anticiper tous les logements, bien 1 semaine a l avance pour etre sur d avoir un toit et un lit ou dormir.
Apres une nuit dans un hotel a 55 USD (cher pour nous, mais sinon c etait dans les rues), nous partons a la decouverte de la ville, l ancienne capitale coloniale britannique. D un cote on s emerveille devant la beaute clinquante de leurs temples, pagodes et monuments (ce n est pas pour rien qu elle est surnomee ''la ville aux pagodes d or'') et de l autre, on constate une cite decrepit, avec les facades des anciens batiments coloniaux tombees en ruines, les trottoirs defonces (le terme est meme faible), les rues mal eclairees et bondees, et on a la sensation d etre en pleine jungle urbaine (gare pour traverser, ca passe ou ca casse). Mais on aime ca, cette atmosphere si particuliere de faire un saut dans le temps, le depaysement a chaque coin de rue loin de notre modernite occidentale. Les rues sont pleines de chaises et tables miniatures ou les birmans se posent a tout heure le temps d un repas, les boui bouis ephemeres degagent de bonnes odeurs de cuisine, et les yeux devorent toutes les couleurs des plats preparees...
Yangon est surtout connue pour la pagode Shwedagon, probablement la plus belle du monde et qui reste au coeur du bouddhisme birman. Veritable lieu de culte, de receuillement et de devotion pour ce peuple qui vit proche de leur religion. Le birman gagne tres peu mais verse jusqu a 30 pour cent de son salaire aux bonzes. Le resultat est BRILLANT... de l or, de l or et encore de l or sur les bouddhas, les toits des pagodes, les stupas... Epoustouflant. Un monde fou grouille dans ce temple, familles, enfants, moines viennent de tout le pays pour venir s agenouiller devant le grand stupa central de 100m de haut, de 700 kg d or et de milliers de pierres precieuses a son sommet: un vrai symbole pour le pays. Leur vie est tournee vers le bouddhisme (il en existe differents types avec chacun leurs particularites) et ils tentent dans leur quotidien d ameliorer sans cesse leur kharma afin d eviter une reincarnation en rat ou grenouille, le pire selon eux. Ca explique en partie leur acceuil sympathique, leur gentillesse et surtout leur esprit zen et souriant. On ne compte plus le nombre de fois ou ils viennent spontanement vers nous pour echanger quelques mots, quelques sourires ''a dents rouges '' (resultat de ce qu ils chiquent a longueur de journee).
Bref, la pure beaute d un pays et d un peuple.
Les jeunes filles moines ou "bonzesses" (elles n ont aucun statut par rapport aux bonzes et doivent se reincarner d abord en homme avant d atteindre le Nirvana). UN PEU MACHO le bouddhisme!



