Vietnam - Hanoi - 15-03-13
MA PETROLETTE, MON AMOUR
Ca y est, nous voila le 15 mars, date de nos visas d entree au Vietnam et nous obtons donc pour un lever matinal avec le bus de 7h30. Ok on part à l heure mais on met plus de 2h30 a quitter Sam Neua, ville de moins de 10000 habitants, a tourner en rond, a s arrêter tous les 100 m pour charger decharger le mini bus... et avec des pauses que l on n a toujours pas compris à l heure actuelle.
Enfin, grace a notre zenitude acquerie pendant notre tour du monde, nous partons quand meme, et nous passons la frontière vietnamienne sans souci dans un petit village de montagne. À peine 5 km parcourus dans ce nouveau pays que les paysages et les rizières deviennent très verdoyantes. ‘’Le graal’’, après plus d un mois et demi de paysages en Asie ou les rizières tiraient la mine du fait de la saison sèche, on trouve enfin les decors que l on imaginait quand on évoquait le mot Asie. Rizieres etagees magnifiques plus que vertes par centaines, telles un puzzle monochrome avec des massifs karstiques embrumes en fond: un regal pour les yeux.
Une fois arrives sur la côte, la situation se gâte, on change de bus pour un express, il fait nuit, et voilà qu on emprunte les grands axes avec un pilote qui se lâche sur l accelerateur. Quelques details nous chiffonnent rapidement: les routes ne sont pas lisses du tout dans ce pays et l on décolle de nos sièges tous les 50 m, la conduite se fait en zigzague entre scooters, poids lourds, sans oublier les dépassements par la gauche a coup de klaxon et d appels de phare. Et pour rajouter du piment, certains roulent a contre sens. Évidemment, tout cela sans ceinture de sécurité. Première fois que l on flippe autant et que l on se sent si impuissant, la seule chose qui nous reste a faire, stresser en silence et croiser les doigts. Ca paye car nous arrivons en entier a Hanoi 14 heures après notre départ dans un état lessive.
Hanoi, cette gigantesque mégalopole de plus de 6 millions d habitants, est une veritable fourmilière de jour comme de nuit et on apprécie de déambuler dans les rues de la vieille ville (au passage on a une sensation de petit Paris avec l atmosphere du passe colonial qui s en degage). Ruelles étroites, façades de maisons dépassant rarement 5 m de large pour payer moins d impôts (donnant des maisons tunnels toutes en longueurs), trottoirs impraticables occupés soit par les scoot gares, soit par les terrasse des gargotes, ou encore par les boutiques étalant leur marchandises. Les rues sont animées nuits et jours et ça nous change pas mal du Laos. Ici tout le monde mange dans la rue, les marchands ambulants viennent accoster les passants de leur vélo "boutique" pour vendre tout et n importe quoi (fruits, couteaux, masques anti pollution, beignets, balais...). On constate que les vietnamiens sont les imbattables a Tetris, capable de charger bien plus d un metre cube de marchandise sur leur velo ou leur scoot. Quelle ambiance deconcertante!
Ce qui devient plus problematique, c est lorsqu on a la mauvaise idee de vouloir traverser la rue, ca devient un veritable parcours du combattant: Personne ne s arrête pour laisser traverser les pietons et pour eviter de poireauter indefinement, il faut se lancer doucement en zigzaguant entre les scoot qui klaxonnent. C est toujours passe mais la concentration est de rigueur.
Petite visite culturelle tout de même au temple de la littérature datant de l an 1070 et le plus vieux bâtiment d hanoi, qui servit de première université du pays (plutôt précoce ces viet'). On pousse la balade jusqu au grand pont (ex paul doumer) long de 1.6km qui enjambe le grand fleuve rouge d hanoi, et que l on sent trembler sous nos pieds du fait du trafic très dense des deux roues qui l empruntent. Le soir, on penetre dans la tradition ancestrale vietnamienne avec un spectacle de marionnettes sur l eau. C est un peu comme guignol mais en plus rustique et humide...
Et pour finir, on se faufile une fois de plus dans les dédales du marche mais cette fois, les odeurs pestilentielles de poissons et de crevettes séchées ont raison de nous. Il paraît qu ils mangent du chien, nous voyons que des chats en cages mais pas pour déguster.
Bref, pas de petrolette pour nous a Hanoi mais ce n est que partie remise.










